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Prix littéraire

Les 5 finalistes

Prix du livre Lorientales 2019

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- J'ai couru vers le Nil, Alaa el Aswany / traduit de l'arabe (Égypte) par Gilles Gauthier, ed.Actes Sud


- Ici, les femmes ne rêvent pas, Rana Ahmad / trad. de l’'allemand par Olivier Mannoni, ed.Globe


- L'aurore, Selahattin Demirtas / traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabanes/ ed. Emmanuelle Collas


• La marcheuse, Samar Yazbek / traduit de l'arabe (Syrie) par Khaled Osman, ed Stock la cosmopolite


• Le peintre dévorant la femme, Kamel Daoud, ed. Stock


J'ai couru vers le Nil

Alaa EL ASWANY

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Le Caire, 2011. Alors que la mobilisation populaire est à son comble sur la place Tahrir, Asma et Mazen, qui se sont connus dans une réunion politique, vivent leurs premiers instants en amoureux au sein d’une foule immense. Il y a là Khaled et Dania, étudiants en médecine, occupés à soigner les blessés de la manifestation. Lui est le fi ls d’un simple chauffeur, elle est la fille du général Alouani, chef de la Sécurité d’État, qui a des yeux partout, notamment sur eux. Il y a là Achraf, grand bourgeois copte, acteur cantonné aux seconds rôles, dont l’amertume n’est dissipée que par ses moments de passion avec Akram, sa domestique. Achraf dont les fenêtres donnent sur la place Tahrir et qui, à la suite d’une rencontre inattendue avec Asma, a été gagné par la ferveur révolutionnaire. Un peu plus loin, il y a Issam, ancien communiste désabusé, victime de l’ambition de sa femme, Nourhane, présentatrice télé, prête à tout pour gravir les échelons et s’ériger en icône musulmane, qu’il s’agisse de mode ou de mœurs sexuelles.
Chacun incarne une facette de cette révolution qui marque un point de rupture, dans leur destinée et dans celle de leur pays. Espoir, désir, hypocrisie, répression, El Aswany assemble ici les pièces de l’histoire égyptienne récente, frappée au coin de la dictature, et convoque le souffle d’une révolution qui est aussi la sienne. À ce jour, ce roman est interdit de publication en Égypte.
Actes Sud Littérature
Hors collection
Coédition L'Orient des livres

traduit de l'arabe (Égypte) par : Gilles GAUTHIER


Parution: septembre 2018


Ici, les femmes ne rêvent pas

Rana Ahmad

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Rana, dix ans, fonce sur son vélo flambant neuf. Heureuse, insouciante, choyée par son père, un vent de liberté lui caresse le visage.
Quinze jours plus tard, c’est terminé. Son vélo est donné à l’un de ses oncles. Encore quelques mois et elle devra, pour être une bonne musulmane aimée d’Allah, porter l’abaya noire sur son corps, le niqab sur son visage et le tarha sur sa tête et ses épaules. Ensuite, ses parents lui trouveront un mari et elle sera condamnée à ne plus rien faire que la cuisine, le ménage et ses cinq prières par jour. C’est la loi.
Il ne reste à Rana que ses yeux pour pleurer et contempler son monde : l’Arabie saoudite des années 2000. Mais sur ce monde, elle porte un regard impitoyable. La frustration sexuelle fabrique des obsédés et des hypocrites. L’obsession et l’hypocrisie transforment les hommes en ennemis de leurs propres sœurs, filles ou épouses. Les agressions et les violences quotidiennes donnent aux femmes l’envie de fuir. Très peu réalisent ce rêve fou.
Rana sera l’une d’elles. Elle n’a jamais oublié le vent de liberté de ses dix ans, elle est prête à tout pour le retrouver et en jouir, et, cette fois, en adulte.


Traduit de l’allemand
par Olivier Mannoni


Parution : 10 octobre 2018



L'aurore

Selahattin Demirtaş

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L'Aurore de Selahattin Demirtas, c'est le cri de la part éclairée d'un pays.
Ce livre, écrit en prison, est en train de devenir un cri de ralliement et d'espoir.
Des histoires turques et kurdes dédiées « à toutes les femmes qui ont été assassinées et qui ont été victimes de la violence », mais qui n'échappent pas à l'humour. L'auteur aurait pu nous livrer un récit pesant sur les crimes d honneur, le travail des enfant, l'exil ou la guerre, dans la Turquie et la Syrie contemporaines ; bien au contraire : il lui donne un ton drôle et irrésistiblement tendre. Subversif et obsédant aussi.

Parution en septembre 2018


Nouvelles traduites du turc par Julien Lapeyre de Cabanes.


La marcheuse

Samar Yazbek

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Rima aime les livres, surtout Le Petit Prince et Alice au pays des merveilles, le dessin et… marcher. La jeune fille, qui ne parle pas, souffre d’une étrange maladie : ses jambes fonctionnent indépendamment de sa volonté, dès qu’elle se met à marcher elle ne peut plus s’arrêter.
Un jour d’août 2013, alors qu’elle traverse Damas en bus, un soldat ouvre le feu à un check-point. Sa mère succombe sous les balles et Rima, blessée, est emmenée dans un hôpital pénitencier avant que son frère ne la conduise dans la zone assiégée de la Ghouta. Et c’est là, dans cet enfer sur terre, que Rima écrit son histoire.
À travers la déambulation vive et poétique de cette adolescente singulière dans l’horreur de la guerre, Samar Yazbek continue son combat pour exposer aux yeux du monde la souffrance du peuple syrien.
Collection : 
La cosmopolite

Traduit de l’arabe (Syrie) par Khaled Osman
Parution : 
22/08/2018


Le peintre dévorant la femme

Kamel Daoud

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« Je suis un “Arabe” invité à passer une nuit dans le musée Picasso à Paris, un octobre au ciel mauvais pour le Méditerranéen que je suis. Une nuit, seul, en enfant gâté mais en témoin d’une confrontation possible, désirée, concoctée. J’appréhendais l’ennui cependant, ou l’impuissance.
Pour comprendre Picasso, il faut être un enfant du vers, pas du verset. Venir de cette culture-là, sous la pierre de ce palais du sel, dans ce musée, pas d’une autre. Pourtant la nuit fut pleine de révélations : sur le meurtre qui peut être au coeur de l’amour, sur ce cannibalisme passionné auquel l’orgasme sursoit, sur les miens face à l’image et le temps, sur l’attentat absolu, sur Picasso et son désespoir érotique. »

Parution : 03/10/2018
Collection : Hors collection littérature française


REGLEMENT PRIX LITTERAIRE LES LORIENTALES 2019

Le 9ème Livre Lorientales sera choisi parmi les romans édités et sortis en librairie en 2018, francophones, écrits en français ou traduits. Les auteurs pourront être de toute nationalité mais, le récit, les personnages, l'action, etc…devront nécessairement se référer à l'univers oriental.

Le jury, si possible présidé par X, comprendra également le Président des Lorientales ou son représentant et créateur du Prix, et les 20 jurés.

Pour les personnes n'habitant pas le Pays de Lorient, ils devront au préalable adhérer aux Lorientales.

Les jurés seront choisis par Les Lorientales parmi celles et ceux qui en auront fait la demande par lettre ou par un courrier électronique à compter du 2 janvier 2019, en expliquant les raisons de leur candidature, leurs goûts littéraires et, en mentionnant bien leur acceptation de ce règlement intérieur, à l'adresse suivante:


- PRIX LORIENTALES

4 rue du Kreisker

56100 Lorient

- contact@leslorientales.com


Les candidats sont priés d’indiquer leur date de naissance, majorité requise, leur situation de famille, leur profession et leur adresse exacte, et d’envoyer leur courrier avant le 28 février 2019 à minuit, le cachet de la poste faisant foi.

Pour pallier une éventuelle défection de juré, il leur sera demandé de donner pouvoir au Président des Lorientales, lors de la délibération, et de lui remettre, sous pli cacheté, leurs choix.


Les membres du jury recevront cinq romans sélectionnés par un comité constitué par Les Lorientales.
Les jurés peuvent, s'ils le désirent, se procurer ou acheter ces livres, personnellement.

Le jury se réunira à Lorient à 9h00 le samedi 22 juin 2019 pour délibérer. La date sera fixée lors de l'annonce des 5 romans finalistes. La proclamation du résultat se fera l'après-midi de la date de la délibération, à 16:00.


Les jurés assisteront et participeront, dans la mesure de leurs possibilités, aux différents évènements consacrées au Livre Lorientales.

Les membres du jury sont bénévoles et ne recevront aucune rémunération ni aucune indemnité, sous quelque forme que ce soit.

Les livres qu'ils auront acquis à titre personnel ne leur seront pas remboursés.

Les livres qui sont prêtés resteront la propriété de l’association les Lorientales et seront restitués le jour de la délibération.

Le jury délibère valablement quel que soit le nombre des membres présents. La voix du président est prépondérante en cas d’égalité des voix.

Il n’y a pas de classement ex-aequo pour la désignation du Livre Lorientales.


Le fait même de participer à l’opération  Livre Lorientales implique l’acceptation pleine et entière de ce règlement.


Toute personne prenant part à cette opération renonce à tout recours sur les conditions de son organisation et de son déroulement, ainsi qu’à tout recours contre les décisions, y compris les résultats, du comité de sélection des livres ou du jury.

La responsabilité des Lorientales ne saurait être engagée à l’occasion des déplacements et séjours des jurés.


Omar Taleb

Président des Lorientales.

           

      Les dates clés:

Ouvert: Appel à candidature pour le jury Lorientales 2018

Lundi 28 février 2019 : Date limite d’envoi des lettres de candidature pour faire partie du jury 2019

Le 22 mars 2019 : Réunion pour le choix des membres du jury et des 5 livres finalistes.

Samedi 22 juin 2019: Délibération à partir de 9h00 et annonce du lauréat du Prix Lorientales 2019 à 16h00.

    


Les 12 préfinalistes du livre Lorientales 2019

Le 22 mars, choix des 5 finalistes et des jurés

La 5ème liste au 13 février 2019, des livres en présélections

Nos critères de sélection:

Les romans devront être édités entre le 1er janvier et le 31 décembre 2018, francophones, écrits en français ou traduits. Les auteurs pourront être de toute nationalité mais, le récit, les personnages, l'action, etc… devront nécessairement se référer à l'univers oriental.

Les 2 romans sont arrivés de Les Escales et Payot Rivages nous sont parvenus tardivement et n'ont pu être lu par tout le comité de lecture mais ont été retenus. Ce sont les 2 supplémentaires qui n'étaient pas prévus.


Actes sud

1 La mort est une corvée, Khaled Khalifa, Sindbad

2 Les Enfants du ghetto Je m'appelle Adam Elias Khoury

3 J'ai couru vers le Nil, Alaa el Aswany

Aube

4 La mère de tous les cochons, Malu Halasa

Les Escales

5 La Carte du souvenir et de l'espoir, Jennifer Zeynab Joukhadar


Globe

6 Ici, les femmes ne rêvent pas, Rana Ahmad


Emmanuelle Collas

L'aurore Selahattin Demirtas


Payot et rivages,

8 1994 Adlène Meddi


Phébus

9 Oya BAYDAR : Dialogues sous les remparts. 


Stock

10 La marcheuse Samar Yazbek  La cosmopolite

11 Prisonnières Antoine Malo

12 Le peintre dévorant la femme Kamel Daoud



PRIX LORIENTALES 2018

L'amas Ardent, Yamen Manai, Elyzad

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Quelques notes prises au cours de la délibération:

.....Une écriture toute en finesse, un bijou

.....un thriller apicole avec une pression qui monte, tout en douceur

..un très beau roman qui fait du bien, qui fait rêver et voyager mais très engagé 

...le choix des abeilles, une idée remarquable, elles deviennent des personnages du roman avec une réelle épaisseur

...doux, solidaire, humaniste, amour


LES 5 FINALISTES du PRIX LORIENTALES 2018

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Le comité de lecture des Lorientales s'est attablé pour sa dernière réunion et a choisi ces 5 livres pour concourir au 8ème Prix du livre Lorientales.

Nous leur souhaitons bonne chance.


Nous remercions tous les éditeurs pour leur confiance et pour leur soutien.

La délibération finale aura lieu le 9 juin 2018

Les cinq finalistes:

- Zabor Kamel Daoud, Actes sud

- L'Amas ardent Yamen Manai, Elyzad

- La terre qui nous sépare Hisham Matar, Gallimard

- La religion de ma mère Karim Akouche, Ecritures

- Sors, la route t'attend Slimane Zeghidour, Les Arènes


Les 10 préfinalistes pour le Lorientales 2018

L'Art de perdre d'Alice Zeniter, co édition Flammarion/Albin Michel mérite d'être distingué.

Prix Goncourt des lycéens, Prix littéraire Le Monde, Prix des libraires de Nancy-Le Point. Il n'aurait pas eu tous ces honneurs, nous l'aurions gardé dans la listes des préfinalistes


Nos richesses de Kaouther ADIMI n'est plus en course. Les éditions du Seuil, après un courriel reçu le 9 avril, ne souhaitent pas le maintenir pour le prix Lorientales 2018.


Aux femmes Hamdi Al Gazaar

Belleville éditions

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Sayed reste plus souvent le confident que l’amant de ces dames. À l’aube de ses trente ans, ce fils de menuisier, qui n’a jamais quitté l’atelier familial au pied de la mosquée Ibn Touloun, fait le point sur les femmes de sa vie.
De Rouheyya, une amie de sa mère qui l’enveloppe de sensualité jusque dans les vêtements qu’elle lui confectionne, à Salwa, l’épouse qu’il n’a jamais aimée… L’amour reste une quête inachevée.
Façonné, modelé par ces figures féminines, Sayed les observe et les évoque non sans douleur et questions. Ce sont elles qui par leur mystère créent son identité d’homme et lui inspirent le sens de la vie.

 


L'enfant de l'œuf de Amin Zaoui

Serpent à plumes

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Harys, le narrateur, est un bon chien, un caniche qui aime son maître, qui aime ses chaussettes puantes, son haleine parfumée au vin rouge, sa voix quand il chante Bécaud. Ils habitent tous deux à Alger et son maître a pour maîtresse une chrétienne réfugiée de Damas, au corps vibrant de désir et à l’âme bouleversée par la guerre. Ce trio bancal, cacophonique, passionné, tient le journal de sa lente destruction dans une Algérie rongée par l’islamisme des Tartuffes. Magnifique, douloureux et fantasque, tel est L’Enfant de l’œuf, neuvième roman d’Amin Zaoui où l’auteur, avec un plaisir et une méthode qui rappelle le Sade de La Philosophie dans le boudoir, s’en prend systématiquement à toutes les formes d’autorité, au nom de la liberté. Amin Zaoui, écrivain de langue française et arabe, est né à Bab el Assa, Algérie. Il est professeur de littérature maghrébine à l’université d’Alger.




Sors la route t'attend Slimane ZEGHIDOUR

Les arênes

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Une enfance en KabylieSlimane Zeghidour est né dans un village de montagne, où rien n’avait bougé depuis des siècles : ni la langue, ni les légendes, ni la mortalité infantile, ni l’habitude de vivre parmi les bêtes, en communion avec la nature.

L’irruption de la guerreL’enfance de Slimane se confond avec la guerre. Ratissages, rafles au petit jour, rumeurs et trahisons… Si le jour appartient à l’armée française, la nuit est le royaume des maquisards du FLN. Le gouvernement français décide de regrouper les montagnards dans des camps. L’arrachement au village ancestral est aussi pour eux la découverte de l’école, de l’hôpital et des « vrais Français ».

L’Algérie, des braises mal éteintesÀ chaque ligne de ce récit, cent trente-deux ans d’histoire entre la France et l’Algérie se répondent inlassablement. Les notions de « Français de souche », d’assimilation ou d’intégration, l’état d’urgence… les polémiques qui nous déchirent aujourd’hui remontent à la guerre d’Algérie. Elles ne peuvent être comprises sans en reprendre le fil.

Ce livre, que l’auteur porte en lui depuis vingt ans, ressuscite un monde englouti. Entre adieu à l’enfance et ode à la construction de soi, Slimane Zeghidour réconcilie les deux parts de lui-même et le lecteur avec son Histoire.


La terre qui les sépare Hisham Matar

Gallimard

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En 1990, Hisham Matar a dix-neuf ans lorsque son père, Jaballa Matar, disparaît. Celui-ci, après avoir trouvé refuge en Égypte avec ses proches, est enlevé et emprisonné en Libye pour s’être opposé dès le début au régime de Kadhafi. La famille reçoit quelques lettres, envoyées secrètement, jusqu’à ce que toute correspondance cesse brusquement. Vingt et un ans plus tard, lors de la chute de Kadhafi, en 2011, le peuple prend les prisons d’assaut et libère les détenus. Mais Jaballa Matar est introuvable. A-t-il été exécuté lors du massacre d’Abou Salim qui a fait 1 270 victimes en 1996? La détention l’a-t-elle à ce point affaibli qu’il erre quelque part, libre mais privé de souvenirs et d’identité?
Hisham Matar va mener l’enquête pendant des années, contactant des ONG et des ambassades, relatant l’histoire de cette disparition dans la presse internationale, se rendant à la Chambre des lords en Angleterre, son pays d’adoption, s’adressant aux personnalités les plus inattendues, de Mandela au fils de Kadhafi.
À travers une méditation profonde et universelle sur la condition des fils qui attendent le retour de leurs pères partis au combat, Hisham Matar retrace aussi l’histoire poignante d’un retour au pays, après une absence de plus de trente ans. Il livre également un portrait subtil de la Libye prise dans la tourmente de la dictature et de la révolution, qui synthétise les espoirs déçus du Printemps arabe.


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